Branle-bas de combat au gouvernement. Devant la récente attaque en règle de l'UFC-Que Choisir contre la supposée fiabilité du diagnostic de performance énergétique (DPE), Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu se sont portés au secours du dispositif en annonçant un encadrement renforcé de celui-ci.
Rendue publique en début de semaine, une enquête de l’UFC-Que Choisir pointait du doigt le manque de fiabilité du diagnostic de performance énergétique. Soumettant 4 maisons individuelles à l’expertise de 16 diagnostiqueurs, l’association de consommateurs dévoilait des résultats « effarants » et un manque flagrant d’homogénéité entre les différentes prestations. Au terme de l’étude, l’UFC-Que Choisir constatait ainsi que « sur 4 maisons visitées [...] deux maisons ont été classées dans pas moins de 3 classes énergétiques différentes, une a été classée dans 2 étiquettes différentes ».
Devant la mauvaise image du DPE que donne l’enquête, le gouvernement ne pouvait faire autrement que de défendre un dispositif sur lequel il entend s’appuyer de plus en plus (rappelons que le DPE s’inscrit désormais sur les annonces immobilières et occupe une place importante au sein du nouveau prêt à taux zéro Plus). Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu se sont donc empressés de répondre par voie de communiqué à l’UFC-Que Choisir. La ministre de l’Ecologie et le secrétaire d’Etat au Logement ont ainsi tenu à rappeler « qu’un vaste plan d’actions a été engagé dès octobre dernier pour rendre plus fiable le diagnostic de performance énergétique », précisant également que « des réunions de consultations avec les fédérations de diagnostiqueurs et l'ensemble des acteurs concernés auront lieu tout au long du mois de mars ».
Si les réflexions engagées autour du DPE feront l’objet d’un premier bilan dès le mois d’avril 2011, on connait d’ores et déjà les pistes qu’entend explorer le gouvernement. Le 27 octobre 2010, Benoist Apparu évoquait en effet pas moins de 7 axes de travail autour desquels devait s’articuler la refonte du DPE. Parmi ceux-ci, le secrétaire d’Etat au Logement mentionnait notamment « l’amélioration des méthodes de calcul pour la réalisation des diagnostics, le perfectionnement du contrôle des diagnostics effectués, ou encore la mise en place d’un suivi amélioré des réclamations ».
Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu estiment qu’ « il est indispensable de prendre des mesures concrètes afin d’améliorer cet outil ». Dans cette optique, u ne attention toute particulière devrait également être portée sur l’encadrement de la formation des professionnels en charge du diagnostic de performance énergétique.
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